Allo la Lune ? Ici la Terre...

Quand je regarde bêtement ce qu'il n'est pas utile de regarder...

mardi 2 décembre 2008

Innocemment cruels ...

Les enfants sont des petites créatures étranges, pour nous, adultes.

Ils ont des réactions, des attitudes qu'on imagine mal. Ils ne pensent pas de la même façon que nous.

Autrefois, on disait que les enfats étaient innocents. C'est un très vieux mythe, bien antérieur à Rousseau et déjà en vigueur au Moyen-Age.

Pourtant, les enfants qui s'amusent à se battre ou à attrapper de jolis papillons, ça n'est pas nouveau.

Bien sûr, on peut y voir la trace de ce qu'ils grandissent et perdent déjà leur innocence.

Pourtant...

Ca n'est pas si simple.

Devant des faits comme ceux rapportés par larticle que j'ai copié-collé ci-dessous (partie colorée, actus Yahoo), on ne peut pas rester insensible et la première question qui se pose (au moins dans mon cas) est : "à quoi ont-il donc pensé?"

A rien, si vous voulez mon avis... Les enfants, souvents, n'imaginent pas qu'une chose, surtout mauvaise, puisse se réaliser.

C'est du "pour faire comme si", du "pour jouer", du virtuel, comme on dit maintenant, quand il s'agit d'univers numériques.

Qu'est-ce que j'ai pu en bâtir, des univers imaginaires, étant petite fille, avec des legos, des playmobils, des cailloux, des oyats (herbe qui pousse dans les dunes sableuses), des bouts de chiffon... Mais, quand à la limite entre le réel et le virtuel, je ne sais plus quand je l'ai mise, moi, mais je sais que, quand ma mère s'est inquiétée de m'entendre chanter le générique de Tom Sawyer, je savais que "c'était pas du vrai".

Tous les enfants font ça. Ils bâtissent avec trois fois rien, un univers auquel ils croient dur comme fer quand ils s'y plongent l'espace de cinq minutes ou d'une heure et dont ils se détachent comme ils laisseraient un livre ouvert sur une table. Ils s'y intéressent pendant une semaine ou bien plusieurs mois. Ils y sont seuls ou bien plusieurs, mais rarement avec des adultes.

Seulement, dans le "faire semblant", il y a un piège. Parfois, quand on "fait comme si", on se rend compte que ça n'était pas vraiment du faux et que le jeu n'était pas tout à fait prévu comme ça.

Où est l'erreur, alors ?

Peut-être, déjà, concernant la violence du fait divers ci-dessous cité, dans celle des jeux vidéos et des films. La violence, de nos jours est banalisée. L'esprit doit se former par étapes. Montrer de la violence à un enfant, c'est lui laisser entendre que c'est normal et pire encore, car au cinéma et dans les jeux, elle est shématisée de façon symbolique et exacerbée, chose qu'il ne peut pas encore comprendre.

Quand je suis allée voir "Batman, le chevalier noir", il y avait des enfants, dans la salle. J'aurais difficilement pu ne pas le remarquer, car la femme qui était venue avec ses trois enfants entrait et sortait sans cesse, sans doute pour ne pas qu'ils voient les scènes trop violentes à son gré. Le mieux, à mon avis, aurait été des les faire garder et de venir sans eux... A moins, evidemment, que le mythe Batman jouant, cette sortie aie été programmée pour eux ? Ca serait le comble, ça...

Et que dire de ces enfants rivés à leurs consoles de jeux ? Sur quels jeux, au juste ? Je ne m'y connais pas bien, mais je sais que beaucoup sont dénoncés pour leur violence. Quand aux séries TV, où sont donc "Silas", "Mr Merlin" et "Ma sorcière bien-aimée" ? On voit encore, parfois, "Chapeau Melon et bottes de cuir", ou bien "Amicalement vôtre", séries d'action délicieusement peu violentes (so british, surtout la première), mais de façon générale, il y a de la castagne sur toutes les chaînes et à toutes les heures.

Bref...

Les enfants sont cruels, et le pire, c'est qu'ils le sont sans le savoir. Je le sais depuis le collège. Quand ils peuvent dire quelque chose d'amusant qui les mettra en valeur devant les autres, ils le disent, même si c'est une moquerie méchante. Quand ils peuvent être le plus fort et un autre être le plus faible, le jeu les amuse alors ils jouent. C'est comme ça.

Et c'est pour ça que l'enfance, hélas, c'est d'apprendre à être adulte.

Passer du statut de petite créature innocente seule dans son univers à celui de créature éduquée à vivre avec les autres et bourrée de questions qui n'auront pas toutes de réponses.

*

*

Aux enfants victimes de ces jeux cruels et à leur famille,

tout ce que je peux leur apporter de soutient...

*

"Mon fils ne dort plus, il est traumatisé, très choqué" dit ce lundi au Post le père d'Yvane, 12 ans, violemment frappé par ses camarades de classe il y a 10 jours au collège René Descartes du Havre, en Seine-Maritime.

"Il n'a pas voulu participer au jeu du 'petit pont massacreur' et s'est fait littéralement massacrer" explique son père Sébastien au Post.

Bilan: "un traumatisme crânien, des bleus dans le dos, la lèvre coupée", 10 jours d'ITT, et un "très gros choc psychologique" dixit son père.

Le lendemain de l'agression, ses parents ont porté plainte contre X pour "violences volontaires en réunion."

Sur Le Post, Sébastien, le père d'Yvane, livre son inquiétude:

Comment va votre fils?

"Pas très fort. Il est à la maison, soit devant l'ordinateur -il est sur le blog de sa mère-, soit avec nous. Depuis que c'est arrivé, on ne le laisse plus sortir seul."

Pourquoi?

"On a peur des représailles. Dans un quartier comme le nôtre (celui du Montgaillard, au Havre ndlr), quand quelqu'un porte plainte, ça se sait, et je ne veux pas que mon fils ait d'autres problèmes. Je m'inquiète aussi pour mon autre fils, Théo, qui a 9 ans."

Comment avez-vous su pour l'agression d'Yvane?

"C'est l'infirmière du collège qui m'a appelé pour me dire que mon fils avait fait un malaise. Dès que je suis arrivé sur place et que j'ai vu Yvane, j'ai tout de suite compris que ce n'était pas un malaise."

Que vous a raconté votre fils?

"Il dit qu'il n'a pas voulu jouer au jeu du 'petit pont massacreur', et que, du coup, ses 'camarades' l'ont tabassé quand même, ce qui est le principe de ce jeu. Ça s'est passé dans les vestiaires du collège. Après, Yvane n'a pas pu nous donner tous les détails."

Pourquoi?

"Il a un gros trou noir, à partir de ce moment-là jusqu'à dimanche soir. Il ne se souvient de rien. Chaque fois que quelqu'un lui pose des questions sur ce qu'il s'est passé, il répond qu'il ne sait pas."

D'autres camarades ont assisté à la scène?

"Oui. Un en particulier, qui a rendu visite à mon fils quand il était à l'hôpital. Il lui a raconté la journée de l'agression. A priori on lui a fait un croche-pattes, sa tête a frappé un banc de bois et il a fait un malaise. Là, les autres collégiens n'ont pas vu qu'il avait fait un malaise, lui ont mis sa capuche et ont continué à le frapper."

Quand va-t-il retourner au collège?

"Il ne retournera pas dans ce collège. Là, il a 10 jours d'ITT, et ne veut pas y retourner. Moi non plus d'ailleurs. J'ai trop peur pour lui."

Qu'allez-vous faire?

"Je commence des démarches à la mairie pour le faire changer de collège. S'il faut aussi changer de ville, nous le ferons. En fait c'est ce que nous aimerions: quitter la ville au plus vite."

Vous souhaitez déménager?

"Oui. On veut partir et oublier cette histoire. C'est un gros choc pour mon fils. Je me dois d'assurer sa sécurité et celle de ma famille."

Comment va votre femme?

"Elle a peur de tout. Elle se retourne sans arrêt dans la rue, elle sursaute dès qu'un téléphone sonne, elle est complètement stressée."

Que pensez-vous de cette histoire?

"J'avais déjà entendu parler du jeu du foulard à l'école, mais pas de celui du 'petit pont massacreur' au collège. Avec ma femme, on a décidé de porter plainte pour alerter les gens de ce qu'il se passe et dont on n'est pas forcément informés."

Posté par SeleneC à 15:41 - Débuts du blog (articles à reclasser) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


vendredi 28 novembre 2008

Après le lait et les oeufs... Le soja.

Copié-collé des actus Yahoo (ce qui est ci-après en tout petit parce que c'est très long)

*

France: de la mélamine dans 300 tonnes de soja chinois retirés du marché

Vendredi 28 novembre, 11h14

"L'un des 3 lots importés, de 293 tonnes, présentait un taux de mélamine de 116 mg/kg pour une norme de 2,5 mg. Tous les aliments fabriqués à partir de ces matières ont été retirés du marché début novembre", a indiqué vendredi à l'AFP Christophe Caroussé, directeur de la communication de la coopérative Terrena à Ancenis (Loire-Atlantique, ouest de la France).

Le tourteau de soja avait été livré, avant analyses, essentiellement à 127 éleveurs bio des Pays de Loire par l'intermédiaire de la société Bio nutrition animale (BNA), filiale de Terrena à Mervent (Vendée) spécialisée dans la fabrication d'aliments bio.

"Les analyses de viande de porc et de poules pondeuses montrent qu'il n'y a aucun danger pour la santé publique. Contrairement à la dioxine, la mélamine ne s'accumule pas dans l'organisme. Il n'y a pas de transmission dans la chaîne alimentaire", a indiqué à l'AFP Frédéric André, de la Direction des services vétérinaires de Vendée.

Les tourteaux de soja à la mélamine ont été utilisés pour fabriquer des aliments pour des éleveurs de 11 départements: Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Mayenne, Deux-Sèvres, Vendée, Calvados, Eure, Ille-et-Vilaine, Indre-et-Loire, Sarthe et Orne.

La société BNA a fait part de son intention de porter plainte pour fraude caractérisée, l'adjonction de mélamine permettant "d'augmenter artificiellement le taux de protéines" et d'augmenter ainsi le prix de vente du produit, selon M. Caroussé.

"La filière bio a besoin de 18.000 tonnes de soja alors que la France n'en produit que 4.000 tonnes", explique M. Caroussé. Les importations de Chine s'expliquent par la mauvaise récolte du Brésil, pays d'approvisionnement habituel de la filière.

Les contrôles sur les stocks ont été réalisés après une alerte de l'Union européenne fin octobre recommandant la vigilance sur les importations en provenance de Chine.

*

Il y avait eu le lait... Admettons. Quoique je me demande un peu comment c'est arrivé, mais bon...

Il y avait eu les oeufs... Même phénomène, je suppose, ou à peu près...

Et voici le soja, dont on nous explique qu'il n'y a pas de danger, la mélamine ne s'accumulant pas dans l'organisme et ne remontant donc pas la chaine alimentaire...

J'ai pas dû tout comprendre, moi ?

Si c'est ça... Comment le lait et les oeufs ont pu être contaminés par des vaches et des poules qui n'avaient rien accumulé du tout ?

J'y pige rien... C'est grave docteur ?

*

*

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lundi 17 novembre 2008

Dur de tout voir

On voit tellement de choses, qui se produisent...

On peut s'arrêter un moment aux unes et aux autres, ou bien s'attarder longuement sur une seule.

Dur de tout voir.

Et puis, il y a l'instant, cette petite chose qu'on ne voit que si rarement.

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samedi 15 novembre 2008

Déchiffrement...

Mesure de sécurité : L'image contenant les lettres bizarres s'appelle un Captcha. Cette technique est utilisée pour savoir si tu es un humain ou un robot. En remplissant les lettres contenues dans le Captcha, tu aides MySpace à lutter contre le spam et le phishing.

Si tu ne peux pas lire les lettres du Captcha, clique sur cette icône et une nouvelle image sera proposée.

Remarque: Ne pas saisir d'espace.

Vous avez sûrement déjà lu ce genre d'explication, sur internet... A moins que vous ne les ayez pas eues simplement parce que bien souvent, il est plus brièvement dit que c'est une "mesure contre le spam".

Ca consiste à vous faire déchiffrer des lettres très mal visibles sur un petit cadran.

La lutte contre le spam, ça me va... Mais ces trucs abominables qui m'arrachent les yeux, alors là, je suis très peu amateur. Les trois-quart du temps, j'ai tellement mal aux yeux que je loupe l'épreuve et que je dois déchiffrer un autre machin, puis encore un autre... Jusqu'à réussite ou abandon de ma part. Ce qui est évidemment très motivant à réussir du premier coup. Du coup, je m'arrache les yeux encore plus, espérant de toutes mes forces y arriver.

Moi qui tape mes articles sans regarder l'écran parce que ça me fait mal aux yeux de le fixer et que je préfère m'économiser les yeux, là, je suis servie !

Et ça n'est pas seulement pour mes pauvres petits yeux fragiles que je demande pitié... C'est pour mes neurones. Epileptique, je ne peux pas fixer un écran, c'est aussi simple que ça. Alors le faire avec autant d'attention, ça, c'est impossible.

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mercredi 12 novembre 2008

Tiens ? C'est déjà fini ?

Flashmob : mobilisation-éclair. Un regroupement qui a plus une règle du jeu qu'un but. Des revendications ? Pas prévu... Par contre, la bonne humeur, normalement, oui.

Aujourd'hui, une bataille de polochons était organisée sur la Place Darcy, à Dijon.

Me voilà donc en train de relater cette épique bataille, digne du Cid, car "nous partimes cinq cent mais par un prompt renfort, nous fûmes bientôt cinq mille en arrivant au port."

Ah ? Bon... On m'avise dans mon oreillette qu'on en a perdu quelques-uns en chemin.

C'est compréhensible. D'abord parce que tout le monde n'a pas forcément envie d'être vu en pleine bagarre de polochon en pleine ville, ensuite parce que tout près, il y a les bus qui circulent et que c'est vite fait de se laisser emporter sur la rue, enfin parce qu'à certaines dates on a plus envie de jouer qu'à d'autres et que la date, justement, n'est pas propice à jouer.

Donc... L'initiateur de ce "flashmob", qui avait prévu un truc très court n'a pas été déçu à cet égard, même si, pendant que les participants et moi-même discutions, une première personne intéressée par le polochon qui venait de rentrer dans son sac s'est approchée pour demander renseignements.

D'autres sont arrivés, un peu retardataires: "C'est déjà fini?". Ben oui. Et je crois que même si nous avions été plus nombreux, à ce moment, ça aurait déjà été fini.

Restait à faire connaissance, à défaut de se taper dessus à coups de polochon ou de serviette.

A mon départ de la place Darcy, d'autres idées de flashmobs avaient déjà été évoquées.

Affaire à suivre !

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vendredi 7 novembre 2008

44 moutons...

Ci-dessous (en vert), un copié-collé des actus Yahoo (encore).

Je n'ai rien contre Obama, au contraire.

C'est un symbole fort que cette élection, et mis à part le fait qu'on en fait beaucoup de foin alors que c'était quand même assez prévisible, j'en suis assez contente.

Ben oui, les prévisions alarmistes qui évoquaient le facteur racisme, je n'y ai pas trop cru, trop de choses en jeu, dans cette élection...

Notez que ça se passe aux USA et que je suis en France. Donc, pas la première concernée... Mais bon, on va faire en tenant compte de l'importance des USA au niveau mondial, alors disons que oui, c'est important pour tout le monde.

Là-dessus, tout le monde est OK, dirait-on.

Des gens ont prénommé leurs fils Barack ou bien Obama. C'est choupinet au possible... Et ça aussi, c'était assez prévisible, il faut bien le dire. Ca reste mignon.

Par contre, quand je vois qu'on sacrifie des moutons en l'honneur de cette élection, là, j'ai le coeur qui se soulève.

J'espère au moins que tout le village a fait un bon repas, pour l'occasion... Parce que si le seul but est de "protéger du malheur", alors là, je suis pas d'accord.

Non, je suis pas une de ces abominables végétariennes qui ne supportent pas qu'on touche à une petite bête... Je demande juste que ça serve à quelque chose.

Y'a  un petit air moutonnier, dans cet enthousiasme abusivement commun, justement...

Vous me direz: tant que le Panurge qui mène les moutons ne joue pas à les jetter à l'eau ça peut aller, et on a pas l'air d'être dans ce cas de figure...

Alors laissons les gens sacrifier des moutons... Ca fait de mal à personne, n'est-ce pas ?

N'empêche que si le seul but est de porter bonheur, je trouve ça pas très ragoûtant.

*

*

*

AP 

Les habitants d'un village à majorité kurde du sud-est de la Turquie ont sacrifié 44 moutons vendredi pour fêter la victoire de Barack Obama, qui deviendra le 44e président des Etats-Unis quand il prendra ses fonctions le 20 janvier. Lire la suite l'article

Sur la vidéo diffusée vendredi par l'agence de presse turque Dogan, on peut voir des villageois de Cavustepe, à la frontière iranienne, qui brandissent des affiches ensanglantées représentant Barack Obama et sur lesquelles est inscrit "Tu es l'un des nôtres" et "Nous t'aimons".

Les sacrifices rituels d'animaux sont censés protéger les gens ou les biens du malheur. L'un des villageois, Abdulkerim Kulaz, explique dans le reportage que le village est fier de la réussite du fils d'un musulman. Pour lui, l'élection de Barack Obama, né d'une mère blanche américaine protestante et d'un père noir kényan musulman, est "la preuve de la fin du racisme dans le monde".

La Turquie est un proche allié des Etats-Unis. AP

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mardi 28 octobre 2008

Mourir est au-delà de mes moyens.

Petit copié-collé partiel des Actus Yahoo...

""Le coût moyen des obsèques est autour de 3.900 euros", a indiqué lors d'une conférence de presse Alain Bazot, président de l'association de consommateurs UFC-Que Choisir, qui a publié mardi une enquête sur les services funéraires." (AFP, l'article)

Waôôô ?

De deux choses l'une : ou bien je devrais me faire croque-mort, ou bien la mort est trop chère pour moi. L'un n'exclut pas l'autre, vous me direz...

J'hallucinne ? C'est si cher que ça, l'obole à Charon ?

Ben mon colon... Il doit avoir un sacré compte bancaire, le nocher des morts.

Vous le croyez, vous ?

Et après ça, on s'étonnera de retrouver des cadavres dans les poubelles !

Ca coûte sûrement moins cher.

Et que dire des disparus en montagne qu'on se donne le mal de déterrer de leurs éboulis pour aller ensuite les ré-enterrer dans les règles de l'art ensuite ? Ca double la facture!

Sans blague... Faut absolument que je trouve un moyen de devenir immortelle ou de crever sans laisser de cadavre, moi.

Moralité: la vie est chère... Et la mort aussi !

*

*

*

Mine de rien, je deviens très paresseuse avec les photos de ce blog... J'ai pas le temps, ces temps-ci, mais va falloir que je me mette en devoir de remettre quelques photos ici et là sur les articles récents.

Ca fait désordre.

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lundi 20 octobre 2008

Les pieds des petites chinoises

Ca fait des années et des années que je regarde les talons aiguilles en me demandant comment on peut supporter ça.

Ne me demander pas combien d'années ça fait. Je crois que ça m'a toujours fait cet effet. Depuis toute petite.

Le fait même qu'une femme puisse marcher avec ça est pour moi une source d'étonnement. Le fait qu'elle puisse le faire sans grimacer est une source d'admiration. L'héroïne d'une des histoires que j'avais comencé à écrire quand j'avais 17-18 ans était toujours en tant de cavaler sur des talons de plus en plus haut (c'était une histoire assez sombre, j'ai envie de dire que, plutôt que sur ses talons hauts, elle courrait sur une corde raide tendue à se rompre, cette fille).

Autre chose m'extasie, à proprement parler: pourquoi, se scandalise-t-on de la coutume, auterfois que les familles riches, en Chine, avaient de maintenir les pieds des petites filles dans un bandage serré afin d'en souder des os et de provoquer un pied-bot ? On ne le fait pas au nom de la liberté de la femme qui, du coup, est maintenue à la maison et ne peut pas aller travailler dehors, mais parce que c'est de la mutilation et point final.

Ah bon ? Quand on me disait ça, étant gamine, je pensais aux talons hauts des dames dans la rue, ou bien à mes chaussons de point qui me faisaient si mal (mais je n'aurais jamais osé l'avouer, puisque ma prof et les auters filles du cours y arrivaient, je devais bien y arriver aussi) et je me disais que, sûrement, ça devait être encore pire, cette histoire de petits pieds.

Non... Les petits pieds des chinoises, ça n'était pas pire. Elles avaient de petits pieds avec lesquels elle vivaient. Elle n'étaient pas sensées marcher vivte, ni marcher beaucoup. C'est une aberration, sûrement, puisqu'il y a bien, quand même, une raison, si nous avons des pieds ?

Mais ces abominables godasses que les chausseurs pour dames s'ingénient à nous proposer, à nous autres, femmes occidentales, et qui me font toujours l'effet de me réduire les pieds en bouillie quand je les essaye, ça n'est pas de la mutiliation, sans doute ?

Une fois, une vendeuse a voulu me persuader que telle paire de chaussure était bien pour moi et que ça serait tout à fait ce qu'il me fallait et qu'elles étaient très souples et que le suir ne me blesserait pas etc. Bilan: quand j'ai retiré mon pied de la chaussure, j'avais la peau arrachée sur le côté du pied  et du sang sur mon mi-bas (en ce temps-là, j'en portais encore, maintenant, je préfère les chaussettes, c'est plus confortable).

Les talons aiguille, je ne peux pas dire quel effet ils font, à long terme. Les seuls talons que je porte, ce sont des talons très larges et pas trop hauts. Si jamais ils sont trop fins, je me casse la binette et s'ils sont trop hauts, pareil. De toutes façons, je suis déjà assez grande comme ça. pas besoin d'en rajouter.

Mais franchement, les godasses pour femmes sont des abominations...

A quoi ça sert tout ça ?

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La toxine botulique, plus connue sous le nom commercial de Botox, est généralement utilisée pour combattre les rides, le plus souvent au niveau du visage. Mais les chirurgiens esthétiques voient aujourd'hui les demandes d'injection de Botox au niveau des pieds augmenter fortement. De plus en plus de femmes se tournent en effet vers ce type d'intervention pour réparer les dégâts que le port des talons aiguilles inflige à leurs pieds.

Alors que le port de ce type de chaussures se généralise et que la hauteur des talons augmente, les praticiens mettent en garde leur clientèle féminine sur les dangers d'une utilisation trop fréquente des chaussures à talons aiguilles. Certaines cliniques ont ainsi vu le nombre de femmes -des quadragénaires le plus souvent- réclamant un "remodelage des pieds", augmenter de 20% ces derniers mois.

Pour Marie Jenkins, travaillant au service de coordination des patients de la clinique Birkdale, à Crosby, cette intervention pourrait bientôt devenir "aussi commune que les augmentations mammaires ou les liftings".

En vert = Citation des actualités Yahoo d'aujoud'hui

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vendredi 10 octobre 2008

Reprenons le bouchon...

Je néglige un peu ce blog... Et quand je ne le néglige pas, je m'y épanche.

J'ai même pensé à le transférer en rubrique "journaux intimes"... Vous voyez un peu ?

Il faut dire que, peu importe que j'y poste ou pas, il est et reste très peu fréquenté.

Ce qui, evidemment, n'est pas des plus motivants!

Image hébergée par servimg.com

Je vais quand même essayer de lui bidouiller quelques articles dans les temps à venir et pour commencer, je vous poste ici un petit lancer de bouchon de champagne, effectué aux jeux écossais de Luzarches, le 28 septembre dernier.

*

Et ma petite santé ?

Asthme toujours... Et j'aime autant vous dire que la pollution de la planète commence à me courrir sur le système. Pas moyen de sortir de chez moi sans tousser.

L'économie est en crise méga-cata ? Ah bon... Ben on fera avec... Moi ce qui m'agace c'est que je prends l'habitude de me balader avec mon foulard sur le nez pour éviter la poussière. J'ai l'air maligne avec ça !

L'économie... L'économie ... Qu'est-ce que vous voulez que j'y fasse ?

Alors que le fait de ma balader avec un foulard sur le nez... Y'a sûrement une autre solution, non ? Ah... Si seulement j'avais les moyens de vivre à la campagne !

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jeudi 25 septembre 2008

Respiration...

Ca matin, pas moyen de me lever.

Fatiguée... Très fatiguée... Très, très, fatiguée...

Le torticolis, ça va. Il est toujours là, mais ça va.

La sciatique, elle n'a pas l'air de devoir se manifester aujourd'hui. En tous pas pas plus que ça.

Mais, au réveil, je respire pas.

Image hébergée par servimg.com

Je cherche mon mouchoir, je souffle très fort dedans, un truc épais qui ne veut pas sortir et qui reste collé à mon nez. Je souffle encore. Je cherche des yeux la bouteille de sirop, sur la table. Pas la force de me lever pour aller la prendre. Je m'accorde un petit peu de sommeil en plus. Trop fatiguée. Beaucoup trop.

Mais je ne dors pas. Trop de mal à respirer. Je somnole à peine. Je cherche ma respiration, et je garde mon mouchoir tout prêt de mon chez pour essayer de dégager ce qui peut l'être. Seulement, j'ai beau souffler, ça ne dégage pas.

Finalement, je m'endors quand même. Et puis, je me réveille à nouveau, un peu plus reposée mais avec la sensation d'avoir fichu ma matinée en l'air à rien foutre. Je me lève. Je prends ce fichu sirop, même si mon traitement est, normalement, terminé. Je vais préparer mon thé, et je me décide de prendre rendez-vous chez le docteur à nouveau. Ca ne peut plus durer.

Je vide les poches de mon pantalon de tous les mouchoirs qu'elles contiennent et je les fiche à la lessive.

C'est drôle... L'image de l'athmatique avec sa ventoline, je connaissais, mais j'avais jamais pensé à l'asthmatique avec son ou ses mouchoirs. Pourtant, c'est assez évident.

*

Edit. 14h15.

Dans la fin de la matinée, j'ai envoyé l'article que j'avais à envoyer... Je viens d'apprendre qu'il faut que je refasse l'envoi, d'ailleurs, j'ai oublié une faute d'accord. J'ai téléphoné deux fois à mon docteur pour cette histoire de rendez-vous. Et, quand même, je l'ai, ce rendez-vous. J'ai mis une machine en marche. D'ailleurs, faudrait que je pense à aller la mettre à sécher, à présent...

Dur de se mettre en marche, aujourd'hui, décidément... Le mal de tête s'installe. La migraine... Je la sens qui me guette. Normal, avec un cerveau sous-oxygéné.

Pas d'énergie pour faire quoi que ce soit d'un peu fatigant. Pourtant, j'ai bouffé des pâtes à midi. C'est pas le moral, c'est pas psychologique, non... Et même c'est assez usant d'être comme ça, avec un corps de poupée de chiffon qu'on aurait retirée d'une flaque de boue. Et en plus, si je m'énerve, ça empire.

Respirer bien fort... Respirer... Ca va mieux quand je respire...

J'ai pris du retard dans mon travail avec cette saleté de torticolis et cette saleté d'asthme. Et voilà que mon père, avec toute la meilleure volonté du monde, décide qu'il va venir, pendant mon absence (je m'en vais 5 jours) poser l'étagère qu'il m'a promis.

Panique à bord ! Pas question de lui laisser toucher à mon bureau. Je vais plus m'y reperer, après. Comme si j'avais pas déjà assez de mal à gérer le peu de temps dont je dispose avant le départ...

Respirer... Respirer...

Et pis, le mieux que j'aie à faire, c'est de me tartiner la poitrine à l'eucalyptus, à cette heure...

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