samedi 21 février 2009
Une grande dame de pierre...

St Bénigne est une jolie dame élégante. Elle est coquette, et moi, très indiscètement, je l'ai observée, tout ce temps où elle se refaisait une beauté, cachée dans ses voilages...
La pierre, ainsi masquée, était tellement plus vivante que brillant d'orgueil au soleil !
J'ai eu mal aux yeux quand le soleil d'été a brillé sur la façade nettoyée... Mais je sais que ça ne durera pas et que, très vite, elle va se ternir un peu, sous l'effet des lichens et des gaz de voiture.
Et elle éblouira un peu moins...
samedi 14 février 2009
Une source en hiver
Le plus beau, dans cette photo, c'est le petit bruit d'eau que j'entendais, là, à l'endroit où la source essayait, tant bien que mal, de sortir du sol gelé.
Un petit glouglouglouglouglou qui n'en finissait pas de s'entendre à peine, de chanter tout bas, sans qu'on arrive bien à savoir si c'était sous la glace ou bien dessus.
Et ça glougloutait... Et c'était blanc, luisant, éblouissant...
C'était une source en hiver.
samedi 7 février 2009
Fugacité
Il y a des instants comme ça.
C'est bref, ça ne dure pas, c'est sublime, c'est trop grand pour tenir sur le petit espace d'une photo...
Mais ça n'est pas la peine que je vous le dise.
Vous avez tous déjà vu des moments comme ça.
vendredi 30 janvier 2009
" Pouvez pas faire attention ????? "
Elle a crié ça d'un ton offusqué, choqué, l'air de dire que, à l'évidence, je l'avais fait exprès de la bousculer, quans le bus a démarré trop vite alors que j'étais en train de m'asseoir.
C'est vrai que j'avais mal aux jambes, symptôme annonciateur du retour de cette sciatique qui m'a fait souffrir trois jours cette semaine et m'avait, ce matin, laissée miraculeusement en paix. C'est vraique j'avais un peu plus d'un kilo de navets dans un sac plastique dans la main gauche, une immense plaque de carton de bonne qualité entre la main et l'épaule droite, une pochette à dessin pliée en quatre je sais plus trop où, et un sac pas petit en bandoulière.
C'est vrai que j'ai eu, quand le bus a démarré, comme une décharge dans la colonne vertébrale qui m'a fait voir des étincelles, et que j'ai été projetée dans le sens indiqué par la force cinétique. C'est vrai que j'ai lâché la plache de carton et tendu le bras pour me rattrapper. C'est vrai qu'avant de heurter la carcasse du bus et de s'y tordre le poignet, ma main, sûrement, a dû heurter vos lunette, mademoiselle, puisqu'elles ont sauter. Il est évident qu'elles ne se sont pas envolées toutes seules.
"Enfin quoi ? Je l'ai pas fait exprès..."
Son copain ne dit rien. Je respire. J'ai mal. Il faut oxygéner le cerveau pour atténuer la douleur. Je respire fort et calmement. Je me concentre. Et je tiens bien ma plaque de carton pour ne pas les gêner, surtout.
"Z'êtes obligée de vous mettre là ? Enfin quoi, y'a de la place derrière, naaaaan ?"
Ca n'est pas vrai. Il n'y a pas de place sur la rangée derrière, si sur celle deriière, et je crois bien qu'il n'y en a pas non plus celle encore derrière. D'ailleurs, je suis assise, maintenant. Je ne vais pas me relever et chercher une hypothétique place ailleurs.
Respirer. Lentement, calmement. Ne pas faire attention à cette fille assise juste en face de moi. Respirer. Zut... On dirait que ma cheville me fait mal... Oui, c'est bien ça. A vue de nez, les tendons en ont pris un coup. Le poignet aussi. Prévisible, ça, le poignet... Prévisible et embêtant. C'est le poignet avec lequel je dessine.
Une dame plus toute jeune mais pas encore vraiment vieille monte. Je serre mes navets et mon sacs sur mes genoux. Elle me sourit mais ne s'assied pas. Peut-être parce qu'elle ne reste que sur trois arrêts...
Je suis pressée d'arriver... Moins pressée à partir du moment où mon vis-à vis et son copain sont descendus. Mais mon arrêt est déjà proche, alors je n'ai plus qu'à me préparer à descendre.
Mon dos brûle. Ma cheville droite tire. Je masse mon précieux poignet.
Alors, irrascible demoiselle, je suis désolée.
C'est très égoïste de ma part. C'est un grand manque de compassion. C'est pas bien. C'est mauvais pour mon karma. Mais voyez-vous, mademoiselle, j'ai pas eu l'impression que vous ayez eu grand dommage, dans cette aventure. J'ai pas envie de vous prendre en pitié.
C'est même pas sur vous que je suis tombée. Vous, vous n'avez eu que le dommage de perdre vos lunettes et celui de recevoir mon carton sur les genoux... A moins, bien sûr, qu'il faille considérer comme un dommage le fait que ça soit votre copain qui m'aie servi de matelas ammortisseur. Si c'est ça, sachez que le fauteuil vide aurait tout aussi bien fait l'affaire.
Non, mademoiselle... Ne comptez pas sur ma compassion, mis à part concernant votre capacité à vous mettre en colère.
mardi 2 décembre 2008
Innocemment cruels ...
Les enfants sont des petites créatures étranges, pour nous, adultes.
Ils ont des réactions, des attitudes qu'on imagine mal. Ils ne pensent pas de la même façon que nous.
Autrefois, on disait que les enfats étaient innocents. C'est un très vieux mythe, bien antérieur à Rousseau et déjà en vigueur au Moyen-Age.
Pourtant, les enfants qui s'amusent à se battre ou à attrapper de jolis papillons, ça n'est pas nouveau.
Bien sûr, on peut y voir la trace de ce qu'ils grandissent et perdent déjà leur innocence.
Pourtant...
Ca n'est pas si simple.
Devant des faits comme ceux rapportés par larticle que j'ai copié-collé ci-dessous (partie colorée, actus Yahoo), on ne peut pas rester insensible et la première question qui se pose (au moins dans mon cas) est : "à quoi ont-il donc pensé?"
A rien, si vous voulez mon avis... Les enfants, souvents, n'imaginent pas qu'une chose, surtout mauvaise, puisse se réaliser.
C'est du "pour faire comme si", du "pour jouer", du virtuel, comme on dit maintenant, quand il s'agit d'univers numériques.
Qu'est-ce que j'ai pu en bâtir, des univers imaginaires, étant petite fille, avec des legos, des playmobils, des cailloux, des oyats (herbe qui pousse dans les dunes sableuses), des bouts de chiffon... Mais, quand à la limite entre le réel et le virtuel, je ne sais plus quand je l'ai mise, moi, mais je sais que, quand ma mère s'est inquiétée de m'entendre chanter le générique de Tom Sawyer, je savais que "c'était pas du vrai".
Tous les enfants font ça. Ils bâtissent avec trois fois rien, un univers auquel ils croient dur comme fer quand ils s'y plongent l'espace de cinq minutes ou d'une heure et dont ils se détachent comme ils laisseraient un livre ouvert sur une table. Ils s'y intéressent pendant une semaine ou bien plusieurs mois. Ils y sont seuls ou bien plusieurs, mais rarement avec des adultes.
Seulement, dans le "faire semblant", il y a un piège. Parfois, quand on "fait comme si", on se rend compte que ça n'était pas vraiment du faux et que le jeu n'était pas tout à fait prévu comme ça.
Où est l'erreur, alors ?
Peut-être, déjà, concernant la violence du fait divers ci-dessous cité, dans celle des jeux vidéos et des films. La violence, de nos jours est banalisée. L'esprit doit se former par étapes. Montrer de la violence à un enfant, c'est lui laisser entendre que c'est normal et pire encore, car au cinéma et dans les jeux, elle est shématisée de façon symbolique et exacerbée, chose qu'il ne peut pas encore comprendre.
Quand je suis allée voir "Batman, le chevalier noir", il y avait des enfants, dans la salle. J'aurais difficilement pu ne pas le remarquer, car la femme qui était venue avec ses trois enfants entrait et sortait sans cesse, sans doute pour ne pas qu'ils voient les scènes trop violentes à son gré. Le mieux, à mon avis, aurait été des les faire garder et de venir sans eux... A moins, evidemment, que le mythe Batman jouant, cette sortie aie été programmée pour eux ? Ca serait le comble, ça...
Et que dire de ces enfants rivés à leurs consoles de jeux ? Sur quels jeux, au juste ? Je ne m'y connais pas bien, mais je sais que beaucoup sont dénoncés pour leur violence. Quand aux séries TV, où sont donc "Silas", "Mr Merlin" et "Ma sorcière bien-aimée" ? On voit encore, parfois, "Chapeau Melon et bottes de cuir", ou bien "Amicalement vôtre", séries d'action délicieusement peu violentes (so british, surtout la première), mais de façon générale, il y a de la castagne sur toutes les chaînes et à toutes les heures.
Bref...
Les enfants sont cruels, et le pire, c'est qu'ils le sont sans le savoir. Je le sais depuis le collège. Quand ils peuvent dire quelque chose d'amusant qui les mettra en valeur devant les autres, ils le disent, même si c'est une moquerie méchante. Quand ils peuvent être le plus fort et un autre être le plus faible, le jeu les amuse alors ils jouent. C'est comme ça.
Et c'est pour ça que l'enfance, hélas, c'est d'apprendre à être adulte.
Passer du statut de petite créature innocente seule dans son univers à celui de créature éduquée à vivre avec les autres et bourrée de questions qui n'auront pas toutes de réponses.
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Aux enfants victimes de ces jeux cruels et à leur famille,
tout ce que je peux leur apporter de soutient...
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"Mon fils ne dort plus, il est traumatisé, très choqué" dit ce lundi au Post le père d'Yvane, 12 ans, violemment frappé par ses camarades de classe il y a 10 jours au collège René Descartes du Havre, en Seine-Maritime.
"Il n'a pas voulu participer au jeu du 'petit pont massacreur' et s'est fait littéralement massacrer" explique son père Sébastien au Post.
Bilan: "un traumatisme crânien, des bleus dans le dos, la lèvre coupée", 10 jours d'ITT, et un "très gros choc psychologique" dixit son père.
Le lendemain de l'agression, ses parents ont porté plainte contre X pour "violences volontaires en réunion."
Sur Le Post, Sébastien, le père d'Yvane, livre son inquiétude:
Comment va votre fils?
"Pas très fort. Il est à la maison, soit devant l'ordinateur -il est sur le blog de sa mère-, soit avec nous. Depuis que c'est arrivé, on ne le laisse plus sortir seul."
Pourquoi?
"On a peur des représailles. Dans un quartier comme le nôtre (celui du Montgaillard, au Havre ndlr), quand quelqu'un porte plainte, ça se sait, et je ne veux pas que mon fils ait d'autres problèmes. Je m'inquiète aussi pour mon autre fils, Théo, qui a 9 ans."
Comment avez-vous su pour l'agression d'Yvane?
"C'est l'infirmière du collège qui m'a appelé pour me dire que mon fils avait fait un malaise. Dès que je suis arrivé sur place et que j'ai vu Yvane, j'ai tout de suite compris que ce n'était pas un malaise."
Que vous a raconté votre fils?
"Il dit qu'il n'a pas voulu jouer au jeu du 'petit pont massacreur', et que, du coup, ses 'camarades' l'ont tabassé quand même, ce qui est le principe de ce jeu. Ça s'est passé dans les vestiaires du collège. Après, Yvane n'a pas pu nous donner tous les détails."
Pourquoi?
"Il a un gros trou noir, à partir de ce moment-là jusqu'à dimanche soir. Il ne se souvient de rien. Chaque fois que quelqu'un lui pose des questions sur ce qu'il s'est passé, il répond qu'il ne sait pas."
D'autres camarades ont assisté à la scène?
"Oui. Un en particulier, qui a rendu visite à mon fils quand il était à l'hôpital. Il lui a raconté la journée de l'agression. A priori on lui a fait un croche-pattes, sa tête a frappé un banc de bois et il a fait un malaise. Là, les autres collégiens n'ont pas vu qu'il avait fait un malaise, lui ont mis sa capuche et ont continué à le frapper."
Quand va-t-il retourner au collège?
"Il ne retournera pas dans ce collège. Là, il a 10 jours d'ITT, et ne veut pas y retourner. Moi non plus d'ailleurs. J'ai trop peur pour lui."
Qu'allez-vous faire?
"Je commence des démarches à la mairie pour le faire changer de collège. S'il faut aussi changer de ville, nous le ferons. En fait c'est ce que nous aimerions: quitter la ville au plus vite."
Vous souhaitez déménager?
"Oui. On veut partir et oublier cette histoire. C'est un gros choc pour mon fils. Je me dois d'assurer sa sécurité et celle de ma famille."
Comment va votre femme?
"Elle a peur de tout. Elle se retourne sans arrêt dans la rue, elle sursaute dès qu'un téléphone sonne, elle est complètement stressée."
Que pensez-vous de cette histoire?
"J'avais déjà entendu parler du jeu du foulard à l'école, mais pas de celui du 'petit pont massacreur' au collège. Avec ma femme, on a décidé de porter plainte pour alerter les gens de ce qu'il se passe et dont on n'est pas forcément informés."
vendredi 28 novembre 2008
Après le lait et les oeufs... Le soja.
Copié-collé des actus Yahoo (ce qui est ci-après en tout petit parce que c'est très long)
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France: de la mélamine dans 300 tonnes de soja chinois retirés du marché
Vendredi 28 novembre, 11h14
Près de 300 tonnes de tourteaux de soja importés de Chine et destinés au secteur de la volaille bio du grand Ouest ont été retirées du marché après la découverte d'un taux de mélamine cinquante fois supérieur à la norme autorisée, a-t-on appris vendredi auprès de la coopérative importatrice. Lire la suite l'article
"L'un des 3 lots importés, de 293 tonnes, présentait un taux de mélamine de 116 mg/kg pour une norme de 2,5 mg. Tous les aliments fabriqués à partir de ces matières ont été retirés du marché début novembre", a indiqué vendredi à l'AFP Christophe Caroussé, directeur de la communication de la coopérative Terrena à Ancenis (Loire-Atlantique, ouest de la France).
Le tourteau de soja avait été livré, avant analyses, essentiellement à 127 éleveurs bio des Pays de Loire par l'intermédiaire de la société Bio nutrition animale (BNA), filiale de Terrena à Mervent (Vendée) spécialisée dans la fabrication d'aliments bio.
"Les analyses de viande de porc et de poules pondeuses montrent qu'il n'y a aucun danger pour la santé publique. Contrairement à la dioxine, la mélamine ne s'accumule pas dans l'organisme. Il n'y a pas de transmission dans la chaîne alimentaire", a indiqué à l'AFP Frédéric André, de la Direction des services vétérinaires de Vendée.
Les tourteaux de soja à la mélamine ont été utilisés pour fabriquer des aliments pour des éleveurs de 11 départements: Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Mayenne, Deux-Sèvres, Vendée, Calvados, Eure, Ille-et-Vilaine, Indre-et-Loire, Sarthe et Orne.
La société BNA a fait part de son intention de porter plainte pour fraude caractérisée, l'adjonction de mélamine permettant "d'augmenter artificiellement le taux de protéines" et d'augmenter ainsi le prix de vente du produit, selon M. Caroussé.
"La filière bio a besoin de 18.000 tonnes de soja alors que la France n'en produit que 4.000 tonnes", explique M. Caroussé. Les importations de Chine s'expliquent par la mauvaise récolte du Brésil, pays d'approvisionnement habituel de la filière.
Les contrôles sur les stocks ont été réalisés après une alerte de l'Union européenne fin octobre recommandant la vigilance sur les importations en provenance de Chine.
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Il y avait eu le lait... Admettons. Quoique je me demande un peu comment c'est arrivé, mais bon...
Il y avait eu les oeufs... Même phénomène, je suppose, ou à peu près...
Et voici le soja, dont on nous explique qu'il n'y a pas de danger, la mélamine ne s'accumulant pas dans l'organisme et ne remontant donc pas la chaine alimentaire...
J'ai pas dû tout comprendre, moi ?
Si c'est ça... Comment le lait et les oeufs ont pu être contaminés par des vaches et des poules qui n'avaient rien accumulé du tout ?
J'y pige rien... C'est grave docteur ?
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lundi 17 novembre 2008
Dur de tout voir
On voit tellement de choses, qui se produisent...
On peut s'arrêter un moment aux unes et aux autres, ou bien s'attarder longuement sur une seule.
Dur de tout voir.
Et puis, il y a l'instant, cette petite chose qu'on ne voit que si rarement.
samedi 15 novembre 2008
Déchiffrement...
Mesure de sécurité : L'image contenant les lettres bizarres s'appelle un Captcha. Cette technique est utilisée pour savoir si tu es un humain ou un robot. En remplissant les lettres contenues dans le Captcha, tu aides MySpace à lutter contre le spam et le phishing.
Si tu ne peux pas lire les lettres du Captcha, clique sur cette icône
et une nouvelle image sera proposée.
Remarque: Ne pas saisir d'espace.
Vous avez sûrement déjà lu ce genre d'explication, sur internet... A moins que vous ne les ayez pas eues simplement parce que bien souvent, il est plus brièvement dit que c'est une "mesure contre le spam".
Ca consiste à vous faire déchiffrer des lettres très mal visibles sur un petit cadran.
La lutte contre le spam, ça me va... Mais ces trucs abominables qui m'arrachent les yeux, alors là, je suis très peu amateur. Les trois-quart du temps, j'ai tellement mal aux yeux que je loupe l'épreuve et que je dois déchiffrer un autre machin, puis encore un autre... Jusqu'à réussite ou abandon de ma part. Ce qui est évidemment très motivant à réussir du premier coup. Du coup, je m'arrache les yeux encore plus, espérant de toutes mes forces y arriver.
Moi qui tape mes articles sans regarder l'écran parce que ça me fait mal aux yeux de le fixer et que je préfère m'économiser les yeux, là, je suis servie !
Et ça n'est pas seulement pour mes pauvres petits yeux fragiles que je demande pitié... C'est pour mes neurones. Epileptique, je ne peux pas fixer un écran, c'est aussi simple que ça. Alors le faire avec autant d'attention, ça, c'est impossible.
mercredi 12 novembre 2008
Tiens ? C'est déjà fini ?
Flashmob : mobilisation-éclair. Un regroupement qui a plus une règle du jeu qu'un but. Des revendications ? Pas prévu... Par contre, la bonne humeur, normalement, oui.
Aujourd'hui, une bataille de polochons était organisée sur la Place Darcy, à Dijon.
Me voilà donc en train de relater cette épique bataille, digne du Cid, car "nous partimes cinq cent mais par un prompt renfort, nous fûmes bientôt cinq mille en arrivant au port."
Ah ? Bon... On m'avise dans mon oreillette qu'on en a perdu quelques-uns en chemin.
C'est compréhensible. D'abord parce que tout le monde n'a pas forcément envie d'être vu en pleine bagarre de polochon en pleine ville, ensuite parce que tout près, il y a les bus qui circulent et que c'est vite fait de se laisser emporter sur la rue, enfin parce qu'à certaines dates on a plus envie de jouer qu'à d'autres et que la date, justement, n'est pas propice à jouer.
Donc... L'initiateur de ce "flashmob", qui avait prévu un truc très court n'a pas été déçu à cet égard, même si, pendant que les participants et moi-même discutions, une première personne intéressée par le polochon qui venait de rentrer dans son sac s'est approchée pour demander renseignements.
D'autres sont arrivés, un peu retardataires: "C'est déjà fini?". Ben oui. Et je crois que même si nous avions été plus nombreux, à ce moment, ça aurait déjà été fini.
Restait à faire connaissance, à défaut de se taper dessus à coups de polochon ou de serviette.
A mon départ de la place Darcy, d'autres idées de flashmobs avaient déjà été évoquées.
Affaire à suivre !
vendredi 7 novembre 2008
44 moutons...
Ci-dessous (en vert), un copié-collé des actus Yahoo (encore).
Je n'ai rien contre Obama, au contraire.
C'est un symbole fort que cette élection, et mis à part le fait qu'on en fait beaucoup de foin alors que c'était quand même assez prévisible, j'en suis assez contente.
Ben oui, les prévisions alarmistes qui évoquaient le facteur racisme, je n'y ai pas trop cru, trop de choses en jeu, dans cette élection...
Notez que ça se passe aux USA et que je suis en France. Donc, pas la première concernée... Mais bon, on va faire en tenant compte de l'importance des USA au niveau mondial, alors disons que oui, c'est important pour tout le monde.
Là-dessus, tout le monde est OK, dirait-on.
Des gens ont prénommé leurs fils Barack ou bien Obama. C'est choupinet au possible... Et ça aussi, c'était assez prévisible, il faut bien le dire. Ca reste mignon.
Par contre, quand je vois qu'on sacrifie des moutons en l'honneur de cette élection, là, j'ai le coeur qui se soulève.
J'espère au moins que tout le village a fait un bon repas, pour l'occasion... Parce que si le seul but est de "protéger du malheur", alors là, je suis pas d'accord.
Non, je suis pas une de ces abominables végétariennes qui ne supportent pas qu'on touche à une petite bête... Je demande juste que ça serve à quelque chose.
Y'a un petit air moutonnier, dans cet enthousiasme abusivement commun, justement...
Vous me direz: tant que le Panurge qui mène les moutons ne joue pas à les jetter à l'eau ça peut aller, et on a pas l'air d'être dans ce cas de figure...
Alors laissons les gens sacrifier des moutons... Ca fait de mal à personne, n'est-ce pas ?
N'empêche que si le seul but est de porter bonheur, je trouve ça pas très ragoûtant.
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Les habitants d'un village à majorité kurde du sud-est de la Turquie ont sacrifié 44 moutons vendredi pour fêter la victoire de Barack Obama, qui deviendra le 44e président des Etats-Unis quand il prendra ses fonctions le 20 janvier. Lire la suite l'article
Sur la vidéo diffusée vendredi par l'agence de presse turque Dogan, on peut voir des villageois de Cavustepe, à la frontière iranienne, qui brandissent des affiches ensanglantées représentant Barack Obama et sur lesquelles est inscrit "Tu es l'un des nôtres" et "Nous t'aimons".Les sacrifices rituels d'animaux sont censés protéger les gens ou les biens du malheur. L'un des villageois, Abdulkerim Kulaz, explique dans le reportage que le village est fier de la réussite du fils d'un musulman. Pour lui, l'élection de Barack Obama, né d'une mère blanche américaine protestante et d'un père noir kényan musulman, est "la preuve de la fin du racisme dans le monde".
La Turquie est un proche allié des Etats-Unis. AP
















